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Interview Vidéo

25 G, entretien avec un baroudeur

D’abord il y a ce physique. Imposant, colossal. Des tatouages qui parsèment « des avant-bras de déménageur breton », pour paraphraser Seth Gueko, l’un de ses proches, un crâne parfaitement lustré et une carrure de centaure. A l’écran, 25 G est patibulaire : des clips rentre-dedans, entre déambulations en Harley-Davidson, décorum gitan et une certaine idée de la ruralité mise en scène à travers des portraits de gueule cassées abîmées par la vie. Sans oublier un attrait certain pour les armes à feu, en particulier la chevrotine.

Pas de quoi adoucir l’image de brute épaisse qui colle à la peau de ce chantre du « white trash » précurseur de la culture redneck dans le rap français. Pourtant, derrière les lyrics tonitruantes lâchées au fil des productions, la voix est douce, le sourire presque enfantin. Car au fond, le rappeur estampillé Néochrome, auteur d’un album, Cabochard, est resté un grand gamin. De ceux qui ne se prennent pas au sérieux, qui aiment jouer la comédie. De ceux qui apprécient les choses simples comme un barbecue entre potes, rouler en grosse bécane ou encore proférer des grossièretés pour le simple plaisir d’observer leur auditoire s’en offusquer.

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